Marion

Marion
Plus Parisienne que turque ou viennoise, je m'appelle Marion et je suis un peu frappée sur les bords... Etudiante en dernière année de master Affaires publiques à Sciences-Po, je reviens d'un an passé à sillonner l'Amérique du Sud, de la Patagonie à l'Amazonie, et les informations caféinées venant du géant brésilien et de ses voisins hispanophones me passionnent donc particulièrement! Je suis ravie de vous mener pour vous l'enquête sur le café là-bas comme ailleurs.

Le Pérou a célébré vendredi 26 juillet, pour la troisième année consécutive, la « journée du Café Péruvien ». Au programme de cette troisième édition: cérémonie officielle en présence du Ministre de l’agriculture, concours régionaux, et surtout, de nombreuses dégustations. Cette journée permet aux pouvoir publics et aux organisations liées au marché du café de promouvoir la consommation intérieure de café pour l’instant bien moins développée que dans les autres pays de la région. Cette journée a également été l’occasion d’annoncer que les exportations de café de ce pays, qui ont totalisé 279 millions de dollars au premier trimestre de 2011, ont augmenté de 81% par rapport à l’an dernier.

 

Au Pérou, le café est le principal produit d’exportation agricole : il représente plus de la moitié de celles-ci, et environ 5% du total des exportations péruviennes. La diversité des combinaisons de climats, de sols, de précipitations et de lumière du Pérou en fait un pays propice à la culture d’un café de grande qualité. Comme pour les autres pays producteurs de café en Amérique centrale et en Amérique du Sud, le café a été introduit au Pérou par les immigrants européens au cours du 18ème siècle. Le premier café de Lima a ouvert dès 1791. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, la production de café au Pérou était destinée à la consommation locale, bien qu’une petite partie de la production soit alors exportée au Chili.

 

A partir de 1850, les immigrants européens introduisirent la production de café dans la vallée de Chanchamayo, au côté des exploitations de canne à sucre, de coca, de tabac et de cacao. Cette vallée située au centre du Pérou, non loin de la ville d’Huancayo, devint rapidement une des principales zones de production de café au Pérou, et la diffusion de son café était l’époque assurée par des jésuites. L’augmentation des prix du café sur le marché mondial à partir de 1887 transforma le Pérou en un pays exportateur de café, dont les principaux partenaires étaient le Chili, l’Angleterre et l’Allemagne. La région de Chanchamayo chercha alors à produire un café d’excellente qualité, et réussit ! Son café est réputé mondialement : bonne acidité, arôme délicat, et velouté à la perfection.

 

Cet article sur le café de la vallée de Chanchamayo vous a mis l’eau à la bouche ? Il ne vous reste plus qu’à le goûter !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pérou

Finca La Campina SHB Bio - 1KG

La FINCA LA CAMPIÑA est située dans le département de JUNIN, dans la province de CHANCHAMAYO, d’où viennent les meilleurs cafés Péruvien.

 
 
 
 

 

 

Avez-vous déjà entendu parlé du Kopi Luwak, le café le plus exotique et le plus cher du monde, produit à partir des excréments d’une civette ?

Le mammifère indonésien a désormais un concurrent de taille : L’oiseau « Jacu », du Brésil. Cet oiseau de la province de l’Espirito Santo raffole des cerises de café mûres. Fin gourmet, il ne choisit que les meilleures, et préfère les cerises jaunes aux rouges. Le Jacu, cousin du faisan, joue donc à son insu le rôle d’un sélectionneur naturel de café de qualité.

 

Le Jacu a longtemps été rejeté des plantations de café, considéré comme un prédateur, mangeant les meilleures graines des plantations. Mais depuis peu, les brésiliens le perçoivent comme leur cueilleur le plus efficace…et sans doute comme le plus rentable.
Une fois que le Jacu a ingéré la cerise, il élimine le grain digéré, qui reste parmi ses excréments, sous les caféiers. Ces grains sont ensuite séchés, lavés et conservés dans leurs coques pendant environ trois mois.

Sa supériorité supposée sur le Kopi Luwak tient aux différents systèmes digestifs entre les deux animaux. Les enzymes digestifs sont similaires chez les mammifères et chez les oiseaux. Cependant, alors que les gésiers produisent des acides aidant à fissurer et à broyer les graines, ces acides sont peu développés chez les oiseaux du même type que le Jacu. Les grains n’ont donc pas beaucoup d’égratignures qui permettraient l’absorption de produits chimiques qui pourraient altérer les propriétés du grain.

Les caféiers concernés poussent à une altitude d’environ 450 mètres. Les variétés de café dont se nourrit le Jacu sont le Bourbon, l’Icatu et le Catuai. Ce café possède une acidité légèrement supérieure à celle des autres grains de café produits dans la même région. Le café « Jacu bird » est un café corsé, vif, et doux. Son arôme, à la fois subtil et vigoureux, ne se retrouve dans aucun autre café au monde.

Malheureusement, sa production ne dépassant pas les centaines de kilos, ce café d’exception a également un prix d’exception : Environ 200 euros le kilo, plus cher encore que le Kopi Luwak. Reste donc à espérer que ces volatiles fassent beaucoup de petits…