Autrefois reconnu par sa qualité, le café bonifieur de Guadeloupe est aujourd’hui cultivé que par quelques exploitations. Ce café connaît toutefois un regain d’intérêt depuis quelques années avec le développement de l’écotourisme en Guadeloupe. La variété est appelée Bonifieur, qui vient du verbe français « bonifier », de par sa qualité et son goût unique. Il était utilisé à l’époque pour rehausser le goût d’autres variétés de cafés, pour les bonifier. Considéré par certains comme le meilleur café au monde, le bonifieur de Guadeloupe est un café unique. Mais avant de le déguster, il mérite que l’on s’intéresse à son origine et à sa culture.
Introduit par Gabriel de Clieu, capitaine d’infanterie sur l’île aux Belles – Eaux, au XVIIIème siècle, l’Arabica Bourbon Pointu a rapidement connu un vif succès et les plantations caféières se sont répandues sur l’île, au détriment de celles de cacao. C’est cette variété de café qui est à l’origine du fameux café Jamaïcain Blue Mountain. Ce dernier a été importé de la Martinique vers la Jamaïque par Sir Nichola Lawes, ce qui explique pourquoi il y a tant de similitudes entre ces deux cafés. A noter d’ailleurs que le Bonifieur de Guadeloupe est le seul café, autre que Blue Mountain jamaïcain, à être exportés en fûts.
Mais début 1900, suite à des maladies dévastatrices et au développement d’une concurrence accrue en provenance d’Afrique et d’Amérique Latine, l’Arabica Bourbon a peu à peu laissé sa place aux cultures de canne à sucre et de banane. De près de 1900 tonnes produites en 1920,
la production de la région est passée à seulement une vingtaine de tonnes
. La production locale tente de se relancer depuis quelques années par le biais de coopératives regroupant quelques petits producteurs. L'objectif est de faire revivre la culture du café en Guadeloupe. Mais il y a encore beaucoup de travail : les agriculteurs et les acteurs territoriaux doivent mettre en place une labellisation géographique, des dispositifs de coordination, partager le savoir-faire,… Ces actions, menées conjointement, pourraient valoriser la production du café Bonifieur et ainsi rebooster l’économie locale.
Pourquoi ce café est-il si rare, si cher, si recherché ?
La première raison est que la récolte de ce café n’est que de 25 tonnes par an. A titre de comparaison, cette récolte ne représente que 0,03% de la production de café au Cameroun, 22ème pays producteur de café.
La deuxième cause provient du travail de la récolte, long et fastidieux. Tout le travail est fait à la main, aussi bien l’étape de la cueillette que celle du dépulpage (séparation de la peau et de la chair du fruit des grains de café). De plus, la méthode de séchage utilisée dite « humide » est plus longue que la méthode « sèche » traditionnelle.
La troisième raison est que sur 100 kilos de fruits récoltés, il ne reste que 20 kilos de cafés après nettoyage! Et sur ces 20 kilos une fois torréfiés il ne reste plus que ... 17 kilos ! Les producteurs amortissent donc ces pertes sur le prix final du produit.
Le café bonifieur sélectionné provient de l’Habitation de la Grivelière, un site d’exception chargé d’histoire. Après avoir connu différents propriétaires, c’est en 1843 qu’elle devint la Grivelière avec Auguste Périollat. Classée « Monument Historique » en 1987 pour son unicité et la qualité de conservation de ses bâtiments, elle est acquise par le Conseil régional de Guadeloupe un an plus tard. L’Habitation de la Grivelière fait depuis l’objet d’un programme de restauration des bâtiments. Mais que l’on s’y méprenne pas, l’« habitation » n’est pas une maison mais le nom donné aux exploitations agricoles du début de la colonisation ; le propriétaire s’appelant alors « l’habitant ». La qualité du site de production et du travail manuel permet au café d’être classé 4ème rang mondial.
A la tasse, le café bonifieur de Guadeloupe procure une suavité des plus grandes et des plus rares, évoluant entre la noisette et la réglisse, légèrement corsé, avec peu d’acidité, pour se prolonger très joyeusement au palais.
Un excellent café, riche d’histoire, qui mérite d’être découvert par tous les aficionados de café.
Possesseur de machine Nespresso®, vous souhaitez profiter des cafés de terroir provenant de votre torréfacteur ?Capsul’in a la solution pour vous !
Capsul’in est le nom du brevet développé par des ingénieurs spécialisés en Aéronautique. Ce brevet permet l’utilisation dedosettes vides à remplir avec du café moulu et à refermer avec des opercules autocollantes, pour les utiliser sur n’importe quelle machine Nespresso®. La fabrication de ce produit est 100% « Made in France ».
Quels sont les avantages de ce procédé ? Il en existe plusieurs :
Tout d’abord, il permet aux possesseurs de machines Nespresso® d’apprécier d’autres cafés que ceux de la marque favorite de Georges Clooney. Vous pourrez ainsi profiter d’autres cafés et continuer à voyager à travers des gammes de terroirs et des compositions maisons. Ces capsules sont 100% compatibles avec les machines système Nespresso®.
Elles permettent également de réaliser un gain d’argent considérable : jusqu’à 60% moins cher qu’une capsule Nespresso® (à partir de 0,16€ la capsule), le prix variant bien évidemment en fonction du prix du café moulu que vous utiliserez.
Ces capsules sont également écologiques et sont fabriquées à partir de matières recyclables.
Enfin, son utilisation est rapide et simple : Prenez une capsule vide, remplissez-la avec votre café, posez l'opercule adhésif et la capsule est prête à être utilisée avec votre cafetière Nespresso®. Attention toutefois à ne pas laisser de mouture sur la bordure de la capsule, car l’opercule risque de mal adhérer. Il faut donc un petit coup de main avant de maîtriser parfaitement le remplissage des capsules. C’est pourquoi je vous recommande dans un premier temps d’en préparer quelques-unes à l’avance pour ne pas vous trouvez à court rapidement. Vous pouvez les conserver au congélateur, votre café gardera toute sa fraicheur et toute sa saveur, et votre capsule sera prête à l’emploi !
Pour vous convaincre tout de même de la facilité et de la rapidité d’utilisation de ces capsules, la démonstration en vidéo :
La qualité du café obtenue à la sortie de la machine varie bien évidemment en fonction de la qualité du café moulu, mais en règle générale, les capsules restituent bien les arômes du café. A noter toutefois que la mouture utilisée sur les machines Nespresso est spécifique, beaucoup plus fine qu’une mouture type expresso. Pour cela, je vous recommande une sélection de cafés moulus spécifiquement pour être utilisé avec les Capsul’in sur les machines Nespresso®. Ce sont des cafés de terroirs d’exceptions distingués dans les concours internationaux et sélectionnés et torréfiés par Van Hoos & Sons. Vous trouverez dans cette sélection un café du Guatemala, du Brésil, d’Inde et du Kenya.
Pour vous aider à remplir vos capsules et éviter d’en mettre à côté, vous pouvez vous aider de la cuillère Capsul’in, présentée dans la vidéo ci-dessus. Il suffit juste de clipser la capsule dans l’orifice de la cuillère, puis de la remplir de votre café moulu préféré.
Prix de ces dosettes Capsul’in ? 9,95€ le paquet de 100.
Avec les cafés recommandés ci-dessus, votre capsule vous reviendra à 0,27€, légèrement inférieur à celles de chez Nespresso, comprise entre 0,31€ et 0,38€.
Pour résumer, je recommande ce produit à tous les utilisateurs de machines Nespresso® qui souhaitent faire des économies, mais surtout qui souhaitent changer des cafés Nespresso® traditionnels et faire leur propre café « home made », qu’il soit aussi bien bio, issu du commerce équitable ou encore d’exception.
Capsul’in, une capsule innovante, qui redonne au consommateur sa liberté de choix.
La plantation Skybury, en plus d’être la plus ancienne plantation d’Australie, est également la plus grande exploitation exportatrice de café du pays. Non content d’allier moyens de productions modernes et expérimentations multiples, le café Skybury se veut « éco-friendly » avec l’usage de peu de pesticides et engrais chimique, ainsi qu’un respect particulier pour l’écosystème local.
La culture du café a débuté au 18e siècle en Australie, les premiers plants ayant été importés depuis Rio de Janeiro. Les conditions de culture sont excellentes pour le café et ces fruits exotiques : des étés chauds et des hivers doux mains néanmoins secs, ce qui demande une attention particulière à l’irrigation des plants. Les plantations se situent à basse altitude, entre 100m et 900m. La récolte du café se fait généralement en juin ou en juillet, lorsque la douce chaleur des matinées aide au processus de maturation et permet la fermentation.
Les plants du café Skybury ne sont pas victimes de la plupart des maladies qui frappent les autres plantations à travers le monde, ce qui facilite grandement la récolte.
De même, plus de 60% des fertilisants utilisés sont d’origine organique et ne causent donc pas de dommages aux sols ou à l’écosystème environnant.
Le café Skybury est un Arabica : il s’agit notamment des variétés Bourbon et Katuai, préférées à l’Arabica Typica depuis les années 70 pour leur robustesse. Depuis plus de 30 ans, le gout fruité du café est dû aux autres activités des cultivateurs : la culture de la papaye et de la banane. La plantation expérimente sans cesse l’association de ce type de production avec le climat australien, en synchronisant toutes les phases de croissance des plants de café avec les conditions climatiques.
Cet article sur le café Skybury d'Autralie vous a mis l’eau à la bouche ? Il ne vous reste plus qu’à le goûter !
Une campagne virale orchestrée par www.solidar.ch dont les revendications sont :
CE QUE NOUS EXIGEONS DE NESTLÉ:
Nestlé doit proposer du café équitable pour l’ensemble de son assortiment Nespresso.
Tout particulièrement dans le cas des capsules Nespresso coûtant la rondelette somme de 50 centimes l’unité, nous sommes en droit d’attendre un traitement correct des cueilleurs et cueilleuses de café, ainsi que l’absence d’exploitation des enfants. Proposer, dans l’assortiment actuel, des capsules Nespresso produites dans des conditions équitables serait un premier pas pour que la clientèle puisse choisir de consommer équitable. L’objectif final demeure, cependant, la reconversion de toute l’offre Nespresso au café négocié à des conditions équitables.
Nestlé doit proposer du café équitable dans toutes ses lignes de produit.
Nestlé transborde 800'000 tonnes de café par an, ce qui place la multinationale parmi les premiers commerçants de café de la planète. C’est pourquoi nous exigeons qu’elle prenne au sérieux ses responsabilités sociales et propose du café équitable dans tout son assortiment. Cette mesure permettra aux cultivateurs et cultivatrices de vendre, en tout temps, leur café à des prix équitables; elle garantira aussi des conditions de travail décentes aux cueilleurs et cueilleuses.
Stop aux labels marketing suggérant à la clientèle que Nestlé utilise du café négocié à des conditions équitables.
Nestlé se présente comme une multinationale responsable sur le plan social et s’appuie, pour ce faire, sur des labels propres (4c et Sustainable Quality AAA Programm). Ces labels n’apportent cependant pas grand-chose aux cultivateurs et cultivatrices de café. Ils s’apparentent pour l’essentiel à de simples déclarations d’intention et manquent cruellement de transparence; de plus, seule une petite partie de la production fait l’objet d’une certification. Cela doit cesser: Nestlé doit utiliser des labels indépendants et fiables.
Notre rapport sur le café vous procurera toutes les informations utiles sur le commerce équitable, Nestlé et les labels existants.
Avez-vous déjà entendu parlé du Kopi Luwak, le café le plus exotique et le plus cher du monde, produit à partir des excréments d’une civette ?
Le mammifère indonésien a désormais un concurrent de taille : L’oiseau « Jacu », du Brésil. Cet oiseau de la province de l’Espirito Santo raffole des cerises de café mûres. Fin gourmet, il ne choisit que les meilleures, et préfère les cerises jaunes aux rouges. Le Jacu, cousin du faisan, joue donc à son insu le rôle d’un sélectionneur naturel de café de qualité.
Le Jacu a longtemps été rejeté des plantations de café, considéré comme un prédateur, mangeant les meilleures graines des plantations. Mais depuis peu, les brésiliens le perçoivent comme leur cueilleur le plus efficace…et sans doute comme le plus rentable.
Une fois que le Jacu a ingéré la cerise, il élimine le grain digéré, qui reste parmi ses excréments, sous les caféiers. Ces grains sont ensuite séchés, lavés et conservés dans leurs coques pendant environ trois mois.
Sa supériorité supposée sur le Kopi Luwak tient aux différents systèmes digestifs entre les deux animaux. Les enzymes digestifs sont similaires chez les mammifères et chez les oiseaux. Cependant, alors que les gésiers produisent des acides aidant à fissurer et à broyer les graines, ces acides sont peu développés chez les oiseaux du même type que le Jacu. Les grains n’ont donc pas beaucoup d’égratignures qui permettraient l’absorption de produits chimiques qui pourraient altérer les propriétés du grain.
Les caféiers concernés poussent à une altitude d’environ 450 mètres. Les variétés de café dont se nourrit le Jacu sont le Bourbon, l’Icatu et le Catuai. Ce café possède une acidité légèrement supérieure à celle des autres grains de café produits dans la même région. Le café « Jacu bird » est un café corsé, vif, et doux. Son arôme, à la fois subtil et vigoureux, ne se retrouve dans aucun autre café au monde.
Malheureusement, sa production ne dépassant pas les centaines de kilos, ce café d’exception a également un prix d’exception : Environ 200 euros le kilo, plus cher encore que le Kopi Luwak. Reste donc à espérer que ces volatiles fassent beaucoup de petits…
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